Un million de dollars pour cette Britannique, nommée «meilleur enseignant du monde»

Félicitations à Andria Zafirakou pour avoir remporté le titre de meilleur enseignant du monde, le plus beau métier du monde», a tweeté cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum,

Andria Zafirakou, institutrice dans un quartier difficile de Londres, a remporté dimanche à Dubaï ce prix doté d’un million de dollars. Elle figurait parmi 10 finalistes sur 30.000 candidats du monde entier.

«Félicitations à Andria Zafirakou pour avoir remporté le titre de meilleur enseignant du monde, le plus beau métier du monde», a tweeté cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, souverain de Dubaï, après avoir remis le prix à la lauréate. Andria Zafirakou figurait parmi 10 finalistes sur 30.000 candidats du monde entier qui se sont présentés à un concours international visant à valoriser le métier d’enseignant.

Elle enseigne à l’école communautaire Alperton (nord de Londres), dans un quartier pauvre et multiethnique, selon les organisateurs. Andria Zafirakou a appris les bases de la plupart des 35 langues parlées dans son école, et peut ainsi communiquer avec ses élèves et leurs parents, qui comptent de nombreux réfugiés. Elle a également imposé une refonte du programme scolaire pour le rendre plus proche de la vie de ses élèves.

Une cérémonie très «people»

La cérémonie de remise du prix a été marquée par la présence du champion du monde en titre de Formule 1, le

Al Gore et Nicolas Sarkozy, tout sourire.

Britannique Lewis Hamilton. Celui-ci a apporté le trophée sur le lieu de la cérémonie à bord d’un bolide de sport escorté par la police de Dubaï. Mais il n’était pas la seule personnalité présente ce soir. Le vice-président des États-Unis de 1993 à 2001, Al Gore, était présent, en compagnie de l’ancien président de la république Nicolas Sarkozy. Le présentateur vedette du très populaire Daily Show, sur la chaîne américaine Comedy Central a également participé à la cérémonie.

Le concours est organisé pour la quatrième fois par la fondation Varkey, basée à Dubaï. Le prix est financé par tranches et exige que le gagnant reste enseignant pendant au moins cinq ans. La fondation a été créée par la famille Varkey, des Indiens installés dans les années 1950 aux Émirats arabes unis, alors protectorat britannique. Ils y ont fait fortune en créant des réseaux d’écoles privées, d’abord destinées aux enfants des expatriés occidentaux ou du sous-continent indien venus dans le Golfe après le boom pétrolier.