Hawa N'dongo

Hawa N’Dongo, 25 ans, a pris goût à l’associatif et à l’écriture à la ZEP, un média participatif. Après son master en sciences politiques à Paris 8, elle devient coprésidente de l’association féministe et antiraciste Lallab, pour continuer à faire entendre sa voix.

“Je voulais devenir journaliste car j’aimais écrire. J’ai fait une prépa littéraire mais je trouvais cela trop scolaire.” Bonne élève littéraire, Hawa se réoriente en licence d’anglais, puis en licence d’économie-gestion.

Engagée au sein de l’AFEV et de la ZEP

Bénévole à l’AFEV (Association de la fondation étudiante pour la ville), elle fait de l’aide aux devoirs auprès des jeunes. Elle découvre la ZEP (Zone d’expression prioritaire), un média participatif où les articles sont écrits par les 15–25 ans. “C’était un exutoire de pouvoir valoriser la parole des jeunes.”

À la fin de sa licence, elle prend une année de césure pour préparer les concours des écoles de journalisme. En parallèle, elle s’engage dans une mission de service civique au sein de la ZEP. Les oraux des concours ne sont pas concluants : “Pendant l’un d’eux, j’ai été confrontée au racisme. On m’a dit que le port du foulard allait me poser des problèmes et qu’il valait mieux que je me réoriente.” Hawa rejoint finalement l’université Paris 8 en s’inscrivant en master sciences politiques, parcours diversités, discriminations et représentations.

Militante féministe et antiraciste

Une fois diplômée, Hawa s’engage dans une autre association pour promouvoir l’égalité : Lallab.“Avec un magazine en ligne et des formations, nous donnons une voix aux femmes musulmanes, qui sont invisibilisées ou réduites à des stéréotypes.” Coprésidente de l’association, Hawa se chargenotamment du pilotage des partenariats. En parallèle, elle se forme au Web développement “utile dans bien des domaines”.