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Les métiers

Comment je suis devenu opticien-lunetier

opticien-lunetier

Introverti au début de son parcours, Patrice, opticien-lunetier, est aujourd’hui un manager confiant et rempli de projets, qui regarde au loin par-dessus ses montures.

9h30. Patrice démarre sa journée par un tour d’horizon avec son équipe, dans le magasin dont il est le directeur adjoint. Dans la foulée, il gère les rendez-vous de contrôles visuels, d’adaptation de lentilles de contact, inspecte l’atelier et s’occupe personnellement des “ventes compliquées”, terme poli pour désigner les clients difficiles à gérer. C’est seulement à 19 heures qu’il peut souffler, avant le marathon du samedi. “Dans ce métier, les seules contraintes, ce sont les horaires, souvent assez arides, et l’obligation de travailler le samedi”, sourit-il.

À 31 ans, Patrice ne se contente pas du “confort” de son CDI, ce fils d’ouvrier, que rien ne prédestinait à ce métier, met les bouchées doubles : il prépare en parallèle un Master 2 de management et administration des entreprises (MAE), qu’il achèvera en janvier 2020.

La découverte fortuite d’un métier

“J’étais un élève introverti et très moyen, tout au long de ma scolarité”, se souvient l’opticien-lunetier. Il entre néanmoins en première S, suivie d’une terminale S, option SVT, caressant un instant l’espoir de “faire médecine”. Apprenant que des “DVD remplacent les cours en amphithéâtre”, il renonce, de peur de se renfermer davantage sur lui-même. Un jour, une voisine l’invite à observer les coulisses de son métier d’opticienne. “La polyvalence du métier, le côté technique, le paramédical, le rapport à la clientèle… l’ensemble m’a plu. Du coup, c’est l’unique vœu que j’ai posé avant le bac”. Décroché au rattrapage, celui-ci lui ouvre les portes d’une école privée basée à Grenoble (fermée depuis) – Univeria – qui prépare au BTS d’opticien-lunetier en deux ans.

 
 
 

Un regard sur le monde du travail

“En plus des matières générales, j’ai appris comment tailler et monter les verres, comment les placer dans une monture, ainsi que l’art de les modifier avec ou sans cerclages etc. J’ai été formé sur l’ensemble de ce qui constitue l’aspect manuel du métier”, raconte Patrice. Son BTS en poche, il débute par un CDD à Chambéry, où il remplace une opticienne partie en congé maternité. Il poursuit par un CDI chez Afflelou, dans un centre commercial, mais dételle un an et demi plus tard : “Je me sentais mal dans mon travail, car je n’avais pas l’impression d’exercer le métier pour lequel j’avais été formé”, explique-t-il.

Retour sur les bancs de l’université

Mille questions sur sa vocation se bousculent dans sa tête lorsqu’il est embauché chez Charline Optic, une institution grenobloise. “J’y suis resté 3 ans et demi, durant lesquels j’y ai tout appris, et en premier lieu, à conseiller le client”. Encouragé par sa patronne, il s’inscrit à Paris Sud-Orsay, pour deux diplômes successifs : un DU d’Optométrie, qu’il décroche en 2012, et un DU de Contactologie, l’année suivante. “Il s’agissait de contrats de professionnalisation, destinés à des gens déjà en CDI. Des profs d’Orsay, en partenariat avec l’ISO (Institut Supérieur d’Optique) de Lyon, venaient tous les 15 jours nous donner des cours”.

Un œil sur le management

Début 2015, l’ambition de Patrice le pousse à se chercher un nouveau challenge. Il répond à une annonce de directeur adjoint auprès de la coopérative Les Opticiens-mutualistes, et est engagé illico. Il apprend, se forme en interne au management, et se découvre une passion pour ce domaine. Un an plus tard, il décide de perfectionner ses compétences en gestion et management, et contacte un OPCA (organisme paritaire collecteur agréé).
Dans le dossier qu’il remplit, après un entretien avec un conseiller en évolution professionnelle, l’opticien-lunetier exprime un souhait : devenir…cadre dirigeant. En janvier 2018, une VAPP (validation des acquis professionnels et personnels) à l’université, lui donne le niveau licence. Il postule à l’IAE de Grenoble, en Master 1 MAE.
Début juillet 2019, lors d’un grand oral face au jury, il reçoit les félicitations et décroche son diplôme. “Ça a été LA révélation ! J’ai compris que mon objectif, c’était d’être un manager stratégique, transversal dans une entreprise”, conclut-il. Sa prochaine étape ? Le Master 2, à l’horizon 2020. Pas si mal pour un ex-timide comme champ de vision.

 

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Les métiers

Quand le digital révolutionne le sport

Hugues Amani (diplômé AMOS promo 2016) est digital marketing manager au sein de l’équipelentier Hungaria Sport. Il nous parle de son métier et de ses missions pour accompagner la stratégie numérique de l’enseigne.


Hugues Amani (diplômé AMOS promo 2016) est digital marketing manager au sein de l’équipelentier Hungaria Sport. Il nous parle de son métier et de ses missions pour accompagner la stratégie numérique de l’enseigne.


 

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Comment je suis devenu ingénieur en cybersécurité

cybersécurité

Aprèsl’échec scolaire, la passion de Nathan pour les jeux vidéo lui a permis d’accéder, grâce à la filière professionnelle et une bonne dose de persévérance, à un métier en plein essor : ingénieur en cybersécurité. “Un hacker en toute légalité.”


Quelque part dans Levallois-Perret (92), Nathan Bramli, 25 ans, vient de démarrer sa journée avec des tests d’intrusion. L’objectif ? Rechercher les vulnérabilités des systèmes chez ses clients. “On a des techniques spéciales pour évaluer l’infrastructure des sites ou des applications et on accompagne nos clients sur tous les types d’impact possibles pour une société”, explique-t-il.

Membre d’une équipe de cinq personnes et affecté à divers projets d’audit, il se définit comme un “hacker qui évolue en toute légalité”. Ses journées, jamais les mêmes depuis qu’il a intégré l’entreprise il y a quelques mois, le passionnent. “Je fais un métier d’avenir dans lequel j’apprends tous les jours et j’agis de façon autonome. Aux antipodes de ce que mes profs de collège me prédisaient !” jubile Nathan.

Un profil de “décrocheur”

Au collège Georges-Seurat de Courbevoie (92), où il est scolarisé, Nathan ne brille ni par ses notes, ni par son enthousiasme. Son unique passion : les jeux vidéo, auxquels il s’adonne activement sur l’ordinateur familial. Cherchant des techniques pour améliorer ses connaissances en informatique, il devient un as du piratage et des connexions sauvages, quand ses parents changent les mots de passe ou coupent l’accès à Internet. “Ils en avaient tellement marre, qu’un jour, mon père est carrément parti avec la box !” s’amuse-t-il.

Après une 3e catastrophique, il redouble dans un autre collège de la ville, Georges-Pompidou. Malgré quelques efforts et des notes un peu moins mauvaises, le constat d’échec est toujours là. L’étiquette “pas fait pour les études” lui colle à la peau et il en garde un souvenir cuisant. “Les profs ont conseillé à mes parents de m’envoyer faire un métier manuel, alors que je n’en avais aucune envie. Mais j’ai eu un grand coup de chance : une cliente de mes grands-parents bijoutiers leur a parlé d’un lycée privé, situé à Saint-Germain-en-Laye (78), fait pour les “cas” comme moi”, se souvient-il. Ce lycée “de la dernière chance” pour Nathan lui offre une place en bac pro systèmes numériques.

Sauvé par la filière pro

Le miracle se produit : tout à coup motivé, il enchaîne avec trois années de lycée pendant lesquelles il est constamment au tableau d’honneur, avec les félicitations. “Le directeur de la filière pro m’a beaucoup aidé à reprendre confiance en moi, je me sentais épaulé et suivi”, reconnaît-il.
Lors d’un stage de terminale, en décembre 2012, il découvre l’univers de la cybersécurité, au sein d’une petite PME (petite et moyenne entreprise) parisienne. “En approchant la simulation d’attaques, j’ai pris conscience que ce domaine était un condensé de stratégie et de technique, et que c’était exactement ça que je voulais faire”, résume Nathan.

En juillet 2013, son bac pro en poche, il entame un BTS (brevet de technicien supérieur) SIO (services informatiques aux organisations), dans un lycée privé de Courbevoie. Médiocres au premier semestre, ses résultats s’améliorent lentement mais sûrement. Au cours de sa 2e année, moins laborieuse, il reçoit le soutien d’un professeur principal, avec lequel il est encore en contact. L’envie de travailler comme ingénieur en systèmes et réseaux lui trotte dans la tête, mais il n’est pas convaincu d’en avoir les capacités.

Un master et de la suite dans les idées

Aidé par une connaissance familiale, il est alors embauché comme administrateur systèmes et réseaux dans la filiale informatique de Vinci énergie, un poste en alternance. En parallèle, il étudie en licence professionnelle administrateur systèmes et réseaux au pôle Léonard-de-Vinci, à la Défense. “Pendant deux ans, j’ai accompagné les clients grands comptes dans leur transformation digitale. Par exemple, pour le Crédit agricole, il fallait changer tous les téléphones professionnels, en passant de Blackberry à Samsung. Je gagnais environ entre 60 et 80 % du SMIC”, se souvient Nathan.

Toujours en alternance, il passe son master à Supinfo International University, une école basée dans la Tour Montparnasse, payée par son entreprise. Diplômé en septembre 2018, il quitte Vinci énergie, malgré des propositions alléchantes : “J’avais envie de tourner la page et d’évoluer. Très rapidement, j’ai été chassé par l’entreprise où je suis actuellement. Une PME de moins de 100 salariés, où je me sens bien, et qui me permet de travailler de façon autonome et agile sur des projets. Les inconvénients ? J’ai beau chercher, je n’en vois pas ! Un conseil pour tous ceux qui aimeraient rejoindre ce type d’entreprise ? Soyez curieux, persévérant et sachez suivre et partager en permanence toutes les évolutions techniques”, souligne celui dont la plus grande fierté est d’avoir donné tort aux prédictions pessimistes de ses anciens professeurs.

 

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Les métiers

Métiers de la construction navale : sur les Chantiers de l’Atlantique

Le “Symphony of the Seas”, le “Queen Mary 2” ou, bien avant eux, le “France”… Les plus grands paquebots du monde sont construits à Saint-Nazaire (44), par les Chantiers de l’Atlantique [anciennement chantiers navals STX France]. L’Etudiant s’est rendu sur place pour rencontrer les professionnels qui travaillent chaque jour sur ces géants des mers.

Si les Chantiers de l’Atlantique, qui comptent 3.000 salariés et autant de sous-traitants, recrutent aisément des ingénieurs, ils peinent à embaucher sur certains métiers, par manque d’attractivité. Des dizaines de postes ne sont pas pourvus. Avis aux intéressés ! tefê

Assistant conducteur de travaux

Il supervise les travaux et leur bonne exécution par les sous-traitants des navires. Véritable spécialiste, il dispose de compétences techniques dans des domaines très pointus : tuyauterie, chauffage-­climatisation, échafaudage, électricité… Parmi ses missions : la préparation de la stratégie de montage qu’il doit faire appliquer, la coordination des travaux, l’organisation de la réception des fournitures… Ce professionnel doit respecter les coûts, la qualité, les délais et la sécurité sur le chantier.

Homme de terrain, il travaille en équipe et a de bonnes qualités relationnelles. L’anglais est exigé, à l’écrit comme à l’oral, pour échanger avec les fournisseurs et les armateurs, souvent étrangers. Pour exercer, un bac+2/3 dans le bâtiment, les travaux publics, le génie civil ou tout autre domaine technique, est nécessaire. L’ESTP propose une licence professionnelle management et conduite de travaux, en partenariat avec le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers).

Technicien bureau d’études

Le poste existe dans de nombreux secteurs : naval, agroalimentaire, automobile, chimie, mécanique… Ce qui demande une bonne culture générale du domaine dans lequel on exerce. Sur les chantiers navals, le technicien bureau d’études, aussi appelé technicien de calcul en construction navale, est chargé de la conception de la structure métallique d’une zone du navire : coque, hélice, équipements… Il doit suivre un cahier des charges (plans, calculs, notices techniques…) pour réaliser et contrôler les plans et schémas de la structure, et doit veiller au respect des normes en vigueur.

Ce métier technique demande rigueur, autonomie, minutie, créativité et adaptation. À Saint-Nazaire, les techniciens bureau d’études suivent leur chantier de la conception jusqu’à la livraison. Le poste est accessible avec un niveau bac+2 après un DUT (diplôme universitaire de technologie) génie mécanique et productique, mesures physiques, un BTS (brevet de technicien supérieur) conception de produits industriels ou assistance technique d’ingénieur.

Charpentier métaux

Appelé aussi chaudronnier, il travaille au cœur d’un atelier de fabrication et porte un EPI pour “équipement de protection individuel”. Casque, lunettes, chaussures de sécurité sont indispensables pour tous les travaux de découpage, d’ajustage et d’assemblage des pièces qui formeront la structure métallique du bateau. Dans le jargon, on parle de panneaux. Ses outils de travail sont le chalumeau, le poste à souder et le vérin. Le charpentier doit être particulièrement sensible aux règles de sécurité et à son environnement de travail et doit être en bonne forme physique. Le poste demande un travail d’équipe, car, sur un chantier naval, le charpentier métaux travaille en deux-huit ou en trois-huit. Un rythme à prendre ! Côté formation, un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage (première session en 2019) ou un bac professionnel technicien en chaudronnerie industrielle est essentiel. Un bagage à compléter avec une licence de soudage.



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