Écoles du Web : comment se former aux numériques?

À l’heure des mutations numériques, de nouveaux métiers émergent, et par là même une multitude de formations

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À l’heure des mutations numériques, de nouveaux métiers émergent, et par là même une multitude de formations pour s’y préparer. Ces dernières années, des dizaines d’écoles du Web ont ouvert leurs portes pour répondre aux besoins du marché. Panorama.


Le numérique a le vent en poupe ! Alors que 900.000 emplois dans ce secteur seront vacants en Europe d’ici à 2020, selon une étude commandée par l’Union Européenne en 2016, des formations fleurissent un peu partout en France. Toutes proposent de préparer aux métiers existants ou en création dans ce domaine en perpétuelle évolution.

Les établissements “historiques”

En général, les études durent cinq ans après le bac. Elles se déroulent en formation initiale ou en alternance. Avec des frais de scolarité annuels variant de 6.000 et 8.000 € pour la plupart d’entre elles,ces écoles dominent l’offre en termes de réseaux et de moyens. Les plus anciens établissements sont apparus à la fin des années 1990.

Fondée en 1995, l’IIM se considère ainsi comme la première école du Web de France. Son point fort : un réseau d’anciens conséquent (plus de 2.200 membres). Situé dans le quartier de La Défense (92), elle propose un cursus en cinq ans après le bac, avec plusieurs parcours en alternance. À la clé : quatre titres reconnus par l’État (niveau 1 au RNCP).

Mais d’autres d’écoles ont vu le jour au même moment, comme l’IESA, à Paris, qui dispensait à l’origine des formations dans les spécialités du marché de l’art puis s’est dotée d’un département multimédia, ou l’École Multimédia de Paris.

Le tournant des années 2000

Tout s’est ensuite accéléré au début des années 2000, notamment avec l’émergence d’HETIC, à Montreuil, dès 2001. Reconnue par l’État (niveau 1) pour sa pluridisciplinarité et ses stages à l’étranger, HETIC délivre cinq formations dont trois Bachelors et un MBA e-business.

Plus récente, Sup de Web, implantée à Paris, Marseille, Strasbourg, Toulouse, Nice et Bruxelles, propose différents titres certifiés par l’État (niveau 1) autour des métiers du digital, de la création de contenus, du community management, du e-marketing…

Toutes les écoles affichent des atouts qui leur sont propres. Citons, par exemple, le management numérique à la Web school factory, le digital marketing chez l’ESCE, le large réseau de Digital Campus, les périodes conséquentes de stage chez l’EEMI, le cursus de Sup’internet en partenariat avec les écoles d’informatique Epita et Epitech, la combinaison communication et marketing de WIS, l’ambiance start-up de Webstart, la dernière nouveauté du CFJ (Centre de formation des journalistes), l‘École W.

En mars 2018, Simplon et Microsoft ont de leur côté inauguré leur école gratuite, l’École IA, dédiée aux développeurs data et intelligence artificielle.

Avec un bac+2, c’est possible aussi !

Du côté de l’université, seul le DUT multimédia et Internet délivre une formation en deux ans qui peut se rapprocher des programmes délivrés en écoles supérieures.

Mais le BTS systèmes numériques, le BTS services informatiques aux organisations et les DUTinformatique, réseaux et télécommunications, statistiques et informatique décisionnelle constituent un vivier de diplômés susceptibles de s’orienter vers les métiers du numérique.

Tout comme le DUT information-communication ou le BTS des métiers de l’audiovisuel.

Un réseau de 400 formations

Depuis 2015, le réseau “Grande école du numérique” a quelque peu changé la donne en matière de possibilités. Ce réseau national regroupe plus de 400 formations aux métiers du numérique.

 

Puis Free et Microsoft sont arrivés…

Dans ce monde de codeurs, Xavier Niel, le fondateur de Free, a bousculé les pratiques en 2013 en ouvrant l’École 42 à Paris. Gratuite, sans condition de diplôme, mais non certifiée, cette formation en informatique développe l’apprentissage par projets via un fonctionnement participatif de ses étudiants.

L’une des plus connues d’entre elles se nomme le PoleS, une association qui vient d’ouvrir sa sixième école du Web en Île-de-France. Implantée au cœur des quartiers prioritaires, le PoleS propose des parcours de formation aux métiers d’intégrateur et développeur Web sur une période de dix mois.

À quoi ça mène ?

Ces formations très récentes traduisent l’émergence permanente de nouveaux métiers. Tous les secteurs d’activité sont concernés, des services à l’industrie en passant par le bâtiment et les loisirs. Les entreprises avides d’accélérer leur stratégie marketing sont aujourd’hui à la recherche de community managers, de développeurs d’applications mobiles, de codeurs, de spécialistes des objets connectés, d’experts cloud ou encore de gestionnaires big data.

Bien souvent, elles ne cherchent pas uniquement des maîtres de la donnée et des réseaux sociaux, mais bien des profils polyvalents et compétents en économie, marketing ou même psychologie. Par ailleurs, de plus en plus d’écoles d’ingénieurs se spécialisent dans le numérique, à l’instar de l’ESILV,Epita et Grenoble INP-Ensimag. Ces dernières forment aux métiers de data scientist, de responsable cybersécurité et d’expert en algorithmes. Restez connectés !