Chantiers de l'Atlantique

Le “Symphony of the Seas”, le “Queen Mary 2” ou, bien avant eux, le “France”… Les plus grands paquebots du monde sont construits à Saint-Nazaire (44), par les Chantiers de l’Atlantique [anciennement chantiers navals STX France]. L’Etudiant s’est rendu sur place pour rencontrer les professionnels qui travaillent chaque jour sur ces géants des mers.

Si les Chantiers de l’Atlantique, qui comptent 3.000 salariés et autant de sous-traitants, recrutent aisément des ingénieurs, ils peinent à embaucher sur certains métiers, par manque d’attractivité. Des dizaines de postes ne sont pas pourvus. Avis aux intéressés ! tefê

Assistant conducteur de travaux

Il supervise les travaux et leur bonne exécution par les sous-traitants des navires. Véritable spécialiste, il dispose de compétences techniques dans des domaines très pointus : tuyauterie, chauffage-­climatisation, échafaudage, électricité… Parmi ses missions : la préparation de la stratégie de montage qu’il doit faire appliquer, la coordination des travaux, l’organisation de la réception des fournitures… Ce professionnel doit respecter les coûts, la qualité, les délais et la sécurité sur le chantier.

Homme de terrain, il travaille en équipe et a de bonnes qualités relationnelles. L’anglais est exigé, à l’écrit comme à l’oral, pour échanger avec les fournisseurs et les armateurs, souvent étrangers. Pour exercer, un bac+2/3 dans le bâtiment, les travaux publics, le génie civil ou tout autre domaine technique, est nécessaire. L’ESTP propose une licence professionnelle management et conduite de travaux, en partenariat avec le CNAM (Conservatoire national des arts et métiers).

Technicien bureau d’études

Le poste existe dans de nombreux secteurs : naval, agroalimentaire, automobile, chimie, mécanique… Ce qui demande une bonne culture générale du domaine dans lequel on exerce. Sur les chantiers navals, le technicien bureau d’études, aussi appelé technicien de calcul en construction navale, est chargé de la conception de la structure métallique d’une zone du navire : coque, hélice, équipements… Il doit suivre un cahier des charges (plans, calculs, notices techniques…) pour réaliser et contrôler les plans et schémas de la structure, et doit veiller au respect des normes en vigueur.

Ce métier technique demande rigueur, autonomie, minutie, créativité et adaptation. À Saint-Nazaire, les techniciens bureau d’études suivent leur chantier de la conception jusqu’à la livraison. Le poste est accessible avec un niveau bac+2 après un DUT (diplôme universitaire de technologie) génie mécanique et productique, mesures physiques, un BTS (brevet de technicien supérieur) conception de produits industriels ou assistance technique d’ingénieur.

Charpentier métaux

Appelé aussi chaudronnier, il travaille au cœur d’un atelier de fabrication et porte un EPI pour “équipement de protection individuel”. Casque, lunettes, chaussures de sécurité sont indispensables pour tous les travaux de découpage, d’ajustage et d’assemblage des pièces qui formeront la structure métallique du bateau. Dans le jargon, on parle de panneaux. Ses outils de travail sont le chalumeau, le poste à souder et le vérin. Le charpentier doit être particulièrement sensible aux règles de sécurité et à son environnement de travail et doit être en bonne forme physique. Le poste demande un travail d’équipe, car, sur un chantier naval, le charpentier métaux travaille en deux-huit ou en trois-huit. Un rythme à prendre ! Côté formation, un CAP (certificat d’aptitude professionnelle) réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage (première session en 2019) ou un bac professionnel technicien en chaudronnerie industrielle est essentiel. Un bagage à compléter avec une licence de soudage.