etudier au Brésil
etudier au Brésil

Vous avez le projet de partir étudier au Brésil, mais déjà foule de questions “pratiques” vous taraude. Devrez-vous payer des frais de scolarité supplémentaires ? Êtes-vous éligible à une bourse ? Pourrez-vous exercer un petit boulot ? Le point sur le budget à prévoir et les ressources sur lesquelles vous pourrez compter.

La vie au Brésil est globalement moins chère qu’en France. Notez toutefois qu’il existe d’importantes disparités au sein du pays. Les villes de Rio et São Paulo sont plus chères qu’ailleurs. Et si vous partez étudier en solo, les coûts d’inscription à l’université peuvent varier de 0 à… près de 10.000 € le semestre.

Public et privé : le fossé

Dans les universités publiques fédérales, il n’y a pas de frais de scolarité à payer. Néanmoins, ces formations sont très sélectives et restrictives pour les étrangers venant hors échanges universitaires.

Dans les universités privées, beaucoup plus ouvertes aux étudiants internationaux en inscriptions directes, ces frais varient énormément. À la PUC (Pontifícia Universidade Católica) de Rio, une bonne université privée, comptez environ 7.000 € par semestre pour un programme de premier cycle et autour de 9.000 € pour un programme de deuxième cycle.

Mais la facture peut monter beaucoup plus haut : le master en gestion internationale de la FGV (Fundação Getulio Vargas), l’une des meilleures business schools d’Amérique du Sud, coûte 16.000 € (durée : 18 mois, temps plein).

Un éventail de bourses

Les étudiants des écoles d’ingénieurs françaises peuvent bénéficier d’un programme de bourses pour étudier dans une université au Brésil, qui fonctionne très bien depuis 2003 : Brafitec (une centaine d’écoles participantes). Dans ce cadre, l’élève reçoit un petit pécule (1.000 € par semestre), qui constitue une vraie aide à la mobilité. En 2016, 360 jeunes français en ont profité.

Le programme Refeb attribue des bourses aux étudiants en sciences humaines et sociales qui veulent effectuer un terrain de recherche au Brésil, à partir du master 2. L’aide concerne des séjours d’une durée de trois à six mois, et elle est réservée aux ressortissants européens.

Pour les doctorants, un autre programme, baptisé Cofecub, permet également d’attribuer des bourses de recherche. Enfin, pour les étudiants en maths ou en sciences, les programmes brésiliens SticAmSud et MathAmSud octroient des bourses à des étudiants français en doctorat, pour des projets de recherche conjoints entre les deux pays.

Un stage ou un premier emploi

Le visa étudiant ne permet pas d’exercer un petit boulot pour arrondir les fins de mois. Les étudiants étrangers inscrits dans des formations au Brésil sont cependant autorisés à postuler à des stages. Le salaire moyen d’un stagiaire de l’enseignement supérieur est de 1.083 reais (environ 330 €), selon une enquête réalisée fin 2016.

“Le Brésil permet des débuts de carrière très attractifs pour les jeunes diplômés français, plus qu’ailleurs en Amérique du Sud. C’est un pays avec une industrie de pointe, avec un énorme marché, et qui compte beaucoup d’entreprises françaises cherchant des jeunes parlant le portugais”, affirme Marc Zolver, directeur des relations internationales chez CentraleSupélec.

Pour trouver un stage ou un premier emploi, misez avant tout sur le réseau, et sur les filiales des entreprises françaises au Brésil. Il en existe plus de 850, la plupart dans la région de São Paulo – Carrefour, L’Oréal, Michelin, BNP, Leroy Merlin, Saint-Gobain, Alstom, Sanofi, JC Decaux, PSA…

À noter également : France Brésil Alumni est un groupe très actif, qui rassemble des diplômés français en activité au Brésil. Son groupe LinkedIn relaie de nombreuses offres d’emploi. Par ailleurs, le siteCiviweb regroupe de multiples offres de VIE (volontariat international en entreprise) dans des entreprises françaises au Brésil, avec des salaires d’environ 2.000 € par mois.